Le code de César : va plus loin !

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Comme tu l’as vu, le code avocat est  basé sur le principe de substitution par simple décalage. Chaque lettre du message original (dit texte clair) est décalée dans l’alphabet pour donner la lettre correspondante en codé (ce qui forme le texte chiffré). On appelle la « lettre-clé », la lettre correspondant au A du texte clair. Ici : A vaut K, la « lettre-clé » est K.

 

Le cadran codant : fait gagner du temps à ton équipe en grand jeu !

Un outil très pratique pour tous ces codes, c’est le cadran codant. On devrait le trouver dans toutes les malles d’équipe. En grand jeu, il permet de gagner un temps fou !

Redessines ou imprimes ces deux cercles. Découpes-les. A l’aide d’une punaise, colle-les sur un support (en bois par exemple, pour qu’il dure longtemps). La roue intérieure correspond au texte clair, la roue extérieure au texte chiffré. Tu peux même ajouter une troisième roue avec des signes de ton choix, pour avoir un code propre à ton équipe !

le-cadran-codant

Pour aller plus loin, et devenir indéchiffrable…

Finalement, le texte clair utilise l’alphabet normal, alors que le texte chiffré utilise un alphabet décalé (dit alphabet de substitution) du nombre de lettre indiqué par le « lettre-clé ».

 

Tu as vu que tu étais capable, en raisonnant de décoder facilement les messages de César, par analyse fréquentielle. Avec de la patience, tu aurais aussi pu essayer de décrypter le message, par le technique de la force brute, en essayant toutes les possibilités. On en revient à notre question : existe-t-il un code simple et assez solide pour résister aux « attaques » d’autres équipes ? 

L’idée vient de Blaise de Vigenère. Au lieu d’utiliser une « lettre-clé », il a pensé à utiliser un « mot-clé ». Le principe est le suivant : chaque lettre du « mot-clé » est une « lettre-clé ». Kézako ?

Prenons un exemple. Le texte « Diversion soir » doit être codé, grâce au mot-clé : « Tic ». On écrit le texte clair, puis on écrit en regard de chaque lettre, le mot-clé répété.

Le principe est le suivant : chaque lettre du « mot-clé » est une « lettre-clé ».

Pour la première lettre du  texte clair : D (de « Diversion »), on utilisera un alphabet de substitution définit par la « lettre-clé » T (de « Tic »). Dit autrement, cet alphabet de substitution est un alphabet décaléA = T. Avec le cadran d’Alberti, c’est rapide : la lettre D codée donnera W.

Pour la 2ème lettre, la « lettre-clé » est I (de « Tic »), soit A= I. Le I (de « diversion ») deviendra Q dans le texte chiffré.

Pour la 3ème lettre, la « lettre-clé » est C. L’alphabet décodé est A= C. V est codé en X.

On recommence avec la « lettre-clé » T, et ainsi de suite,…

On utilise donc 3 alphabets de substitutions différents. Pour éviter les laborieux allers-retours avec ton cadran d’Alberti, crypte (ou décrypte) d’abord toutes les lettres du message clair qui correspondront avec l’alphabet de substitution de la « lettre-clé : T», puis toutes celle de la « lettre-clé : I », etc…

Dans ce cas, plus possible décrypter le code par analyse fréquentiel. On peut même rendre la tâche plus difficile encore en supprimant simplement les espaces. Avec un peu d’entrainement, ça va plus vite qu’on ne le croit de coder et décoder ces messages,… à conditions d’avoir le « mot-clé ».

Texte clair D I V E R S I O N   S O I R  
Mot-clé T I C T I C T I C   T I C T
Texte chiffré W Q X X Z U B W P   L W K K  
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Premier commentaire pour “Le code de César : va plus loin !”

  1. freedz à écrit :

    Le site http://www.dcode.fr est une mine d’or pour ce genre de codes.

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